Les
neurosciences
ont récemment exploré
l’activité du cerveau lorsqu’il
est en régime de spiritualité. L’idée
n’est évidemment pas que «
Dieu est dans le cerveau»,
comme l’ont sottement
répercuté quelques
media.
La
découverte
est que lorsqu’un
être humain prie ou
médite, l’activité de son
cerveau subit des modifications
spécifiques, perceptibles par l’imagerie
cérébrale.Quand une personne entre en
méditation, les zones pariétales du cerveau,
responsables de la perception du temps et
de l’espace, sont inhibées, tandis
que les zones préfrontales
et temporales sont
stimulées.
L’individu
s’isole
par
conséquent
de son contexte
spatio-temporel; il
acquiert un sentiment unitif,
qui est celui de faire partie d’un tout,
d’un univers. La méditation permet
donc de s’associer à une totalité
en sortant de l’espace-temps.
Mais l’imagerie cérébrale,
lorsqu’elle est
appliquée
à une
personne
en prière, révèle
que d’autres zones du
cerveau sont activées: la structure
unitive se mue en structure dialogique.
Les circuits mobilisés par l’activité priante
correspondent en effet aux relations
interpersonnelles.Pour le dire
trivialement,l’imagerie
cérébrale
révèle
scientifiquement
que prier Dieu (disons: un dieu)
n’est pas du tout semblable à penser
au Père Noël. La prière mobilise dans
le cerveau des zones actives
dans la relation
je-tu.
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