Eugène
Burnand
dirige l’œil et
l’esprit du spectateur
pour qu'il coure avec les
disciples. L’image est construite
de manière à attirer l’œil sur le visage
des deux personnages :Tout d’abord,
on les représente dans un décor
simple et peu identifiable :
une campagne peinte
avec de grands
aplats sans
détails ;
Le
cadrage
est inhabituel,
resserré vers le coin
gauche. Il déstabilise et
encourage l' œil à se raccrocher
à l'expression des personnages.
L’inclinaison symétrique
des deux corps vers
la gauche, le
vent
qui
s’engouffre
dans leurs manteaux,
leurs regards insistants et
confus, le geste inachevé de Pierre
nous poussent vers une scène qui est
ailleurs, hors du tableau… Le peintre
nous force à observer les effets plutôt
que l’événement lui-même.
Le spectateur découvre,
dans un mouvement
de va-et-vient
entre les
deux
têtes, des
états d’âme d’une
précision rare. Les émotions
diverses et saisissantes des
deux hommes nous
mettent en
route.
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