L’
effet
positif de
la spiritualité
sur la santé a
récemment été
documenté par des
études. Jacques Besson,
chef du service de psychiatrie
communautaire au Centre hospitalier
universitaire vaudois (CHUV), et
protestant, livre son analyse.
Il faut commencer par
bien distinguer la
spiritualité de
la religion.
La
spiritualité
est, pour le médecin,
un besoin universel de lien
et de sens de tous les humains.
La religion est une réponse culturelle
et institutionnelle à ce besoin naturel, avec
de grands Médiateurs. Le recours à la spiritualité a
fait ses preuves dans mon domaine, avec des patients
souffrant d’addictions. Ces personnes ont souvent,
été victimes de traumatismes précoces dans
leurs relations d’attachement. Les
mouvements Alcooliques
anonymes et
Narcotiques
anonymes,
en faisant appel
à la Prière de la sérénité,
mobilisent les circuits de la
relation et de l’attachement.
Quand les
membres du groupe
se donnent la
main pour
faire
cette
prière,
l’imagerie
cérébrale montre
qu’ils éprouvent du
bonheur et du plaisir; cela
diminue leur souffrance et affaiblit
leur volonté de consommer
de l’alcool et des
drogues.
Un
vieux curé
valaisan me disait :
« Professeur ! je connais
beaucoup de gens qui sont malades
mais ils sont dans la ’bien-allance’ ». La
’bien-allance’ découle de notre capacité
à accepter ce qu’on ne peut pas éviter.
En médecine, l’ordre somatique et
la psychiatrie sont très
importants. Mais
aider
les
patients
à donner du
sens à ce qui leur
arrive, à considérer
leur vie dans la sagesse,
est tout aussi important.
Cela est particulièrement
manifeste en
gériatrie.
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