Plus
j’y pense,
plus j’estime que
le paternalisme est le
juste mot pour décrire et
débloquer ce qui se passe dans
les églises. Il décrit plus directement
ce qui est en jeu mieux que les mots :
patriarcat, sexisme ou misogynie.
Le mot paternalisme décrit
l’autorité des pères. Le
père est à la tête
de la famille
avec
femmes
et enfants sous
sa direction. Cette
direction se veut bienveillante
-comme celle de Dieu le Père-,
mais il est le maitre.
Papa sait mieux.
LWoodhead
Un
homme
est d’emblée
dans une position
de privilège qui peut
l’empêcher de voir que
d’autres ne le sont pas.
Pour résumer brièvement en
trois points : 1Les capacités d’un
homme ne sont jamais questionnées
ou remises en question à cause
de son sexe.2 Les attentes
et la pression sont
souvent plus
grandes
vis-
à-vis
des femmes
que des hommes.
3 Si un homme échoue, il
est peu probable que son échec
soit associé à son sexe alors qu’il
y a de grandes chances que cela soit
souligné chez une femme. Ceux qui y
prêteront attention constateront que
les 2000 ans de modèle patriarcal
ont laissé des traces dans les
fonctionnements
institutionnels
et cela au
cœur
même
des
fonctionnements
d’Église. Le paternalisme
n’est pas que le fait des hommes,
mais d’un fonctionnement institutionnel
global auquel les femmes
participent
aussi.
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