Ninive,
c’est aussi le
lieu de toutes nos
peurs, de notre désarroi
devant l’incompréhension
du monde. Jonas est invité à se
rendre dans cette ville dont les lettres en
hébreu sont les mêmes que celles de son nom.
Elle représente donc métaphoriquement
sa ville intérieure. Ce lieu qu’il est
appelé à visiter pour devenir
vraiment lui-même.
Cela me dit
qu’on
ne
peut
devenir
soi-même si
l’on n’a pas apprivoisé
ses parts d’ombre, ses peurs
de l’autre, de la différence. C’est
tout cela qu’il faut oser aller voir, si on
veut tendre vers une certaine liberté d’être...
après que Jonas ait été avalé, quelque chose
se passe au bout de trois jours: Jonas se
met à parler. On touche là à quelque
chose de très profond. Cela
signifie qu’au fond du
sentiment
d’abandon, la
vie peut ressurgir. Cela
me dit que tant qu’on est dans
la maîtrise, on ne laisse rien entrer
en nous ; et rien en sortir non plus.
Et que si on était davantage capable
de se laisser interpeller par les
autres, d’avouer aussi ses
fragilités, on serait plus
dans la vérité et
la solidarité.
F.Carrillo
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