L’
Église
qui se vend
plus elle-même
plutôt que de rendre
accessible la spiritualité
prend la place de Dieu. la religion,
pour garder son leadership, va multiplier
les modes de consommation : le
glissement presque inévitable
sera de proposer des
produits d’appels
attractifs,
populistes,
voire
contraignants,
afin de valoriser
l’institution au détriment
de la consommation du produit
central, c’est-à-dire la foi. Mais les
choses sont peut-être en train de
changer, et contraindront
les religions au
changement :
le
citoyen
cherche à
s’écarter de l’institution
pour être plus proche
d’un Dieu qu’il revendique être
le sien avant d’être celui
de l’institution.
Le produit
réclamé
n’est
l’
Église,
mais la foi, Dieu,
Jésus.N’oublions pas
que la valeur d’un
produit est
donnée
par
celui
qui le
consomme
et non par celui
qui le vend. Un produit
est « bon », que s’il est consommé
et améliore votre opinion ou votre bien-être.
Il en est de même pour la religion :
ce n’est pas elle qui change
intérieurement l’être
humain, mais
ce qui vient
d’en
haut.
Si une
religion n’est pas
la résultante du « bon
produit d’en haut », elle
n’a de légitimité que pour
elle-même ; de fait,
on la rejettera et
toute la
spiritualité
avec.
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