Voilà
pourquoi
je vous dis :
Ne vous inquiétez
pas pour votre vie de
que vous mangerez, ni
pour votre corps de quoi
vous le vêtirez. La
vie n'est-elle
pas plus
que
la
nourriture,
et le corps plus
que le
vêtement ?
Mt 6;25
Jusqu'au
v 34 Ce texte
fait une large
place au corps et
à ce dont le corps a
pour vivre. Ces besoins
sont légitimes. Le corps est
valorisé. C'est l'attitude
de l'être humain -son
inquiétude, son
souci- qui
pose
problème
Le mépris du
corps n'a pas de
racines bibliques.
Il vient d'une pensée
philosophique -reprise
et d'une certaine manière
assimilée plus tard par
la théologie- qui a
compris le corps
comme prison
de l'âme,
ce
qui
empêche
l'âme de rejoindre
le divin. Par contre,
les évangiles et plus
généralement les textes
de la Bible sont profondément
ancrés dans la réalité la plus
quotidienne des personnes
à qui ils s'adressent. La
foi qui est mise en
récit dans ces
textes n'est
pas
un
discours
spiritualiste,
une fuite de la
condition humaine.
Au contraire, les auteurs
ramènent le lecteur à la réalité
toute humaine de l'existence.
Le texte ne survalorise
pas non plus le corps
Il invite à le situer
à sa juste
place.
mot grec
traduit ici pa
r " s'inquiéter " veut
encore dire " être préoccupé,
être en souci pour ". Ce
verbe revient comme
un leitmotiv dans
le texte de
Matthieu
aux versets 27
,28,31 et même 2
fois au verset 34. C'est
dire son importance. Le texte
nomme clairement plusieurs objets
d'inquiétude, puis il travaille à
libérer ses auditeurs de
l'inquiétude qui les
mine. Le texte
n'invite pas
à
l'insouciance,
mais à une confiance
qui fait une place à la promesse
de Dieu.
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