Comme
un tatouage,
tout ce que nous
vivons s'imprime sur
notre peau. Selon lui, les
livres nous transforment
intellectuellement et
physiquement :
ce que
nous
lisons devient
une peau de mots,
traverse nos flux, fabrique
notre identité et change notre
compréhension du monde. Pour
Doris Van Drathen« il crée un lien
avec d'anciennes traditions :
comme ce texte dans
l'Apocalypse, qui
présente le
livre
de
vie
comme
le centre du
paradis et l'assimile
ce faisant à l'arbre de vie,
un arbre dont les feuilles,
comme les lettres du
livre forment une
totalité des
êtres
vivants.Avec
Song of songs
il fixe les lettres sur
des fils accrochés au
plafond en plaçant ces
derniers les uns à la suite
des autres remplissant l'espace
d'un interlude musical lié au cliquetis
des lignes de lettres verticales. Ces
colonnes de textes deviennent
des êtres vivants qui
projettent leurs
ombres
sur
les visiteurs.
Cette pluie de mots
immerge le visiteur et
rend incompréhensible le
sens du message transposant
le visiteur dans un espace
séparant le non-dit et
l'indicible.
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