« Où
est le roi
des Judéens/Juifs
qui vient de naître? Car
nous vu son astre au levant
et nous sommes venus
pour nous prosterner
devant lui. »
Mt 2,2
La
visite
des mages
a souvent été
interprétée d’un
point de vue religieux,
alors que le récit et les mots
qui le composent sont aussi d’ordre
politique. En effet, l’acte de se
prosterner n’est pas qu’une
adoration religieuse.
Dans l’Antiquité, ce
geste consistait
à se mettre à
genoux
puis
à
se
coucher
pour embrasser
le sol ou les pieds
d’une personne de rang
supérieur en signe de soumission.
Le mot grec est d’ailleurs formé
de pros (devant) et kuneó
(embrasser). Il s’agit
d’une importante
marque de
révérence.
Ce geste
a
une
portée
subversive.
Les mages ne
font pas ce geste
de prosternation devant
Hérode , roi de Judée. Pourtant,
ils se prosternent et offrent
des cadeaux à l’enfant
Jésus présenté
comme le
nouveau
roi ,en
opposition
avec Hérode. Dans
ce récit, la prosternation
a sans doute une portée politique.
La plupart des usages de ce
verbe dans le Nouveau
Testament se
rapportent à
Jésus ou à
Dieu.
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