Certains
envisagent la
vie chrétienne comme
une loi nouvelle et sombrent
dans une lutte épuisante. Si ils
"réussissent " ils sont très contents d'eux
mais s'ils "échouent " ils plongent dans
un abîme de culpabilité.
Ils lisent le sermon
sur la montagne
et d'autres
paroles
de
Jésus
ou des
apôtres dans les
épîtres et y voient
un standard
de la
vie
chrétienne.
Ils veulent alors
mettre ces paroles
en pratique par leurs
propres moyens et
s'astreignent donc
à une discipline
rigide .Ils
croient
à
une
forme
magique de
perfection instantanée.
Incapables de supporter
la frustration engendrée par
le processus de progression,ils
ne peuvent accepter les délais
les tâtonnements,les
imperfections,les
échecs ,ou du
moins ce
que
eux considèrent
comme des échecs;
Ils sont intolérants pour
eux-mêmes et pour les autres.
D'autre part, ils croient pouvoir y
arriver grâce à leur stricte
discipline soutenue par
un sens aigü du
devoir.
Cette
conception
les oblige à être
en permanence sur
le qui-vive pour multiplier
leurs efforts. Ils portent un
fardeau qu'ils s'infligent eux-
mêmes,ils ont l'impression que
les autres abusent de la Grâce et
se sentent obligés d'y mettre bon
ordre.Leur domaine,c'est la Loi.
La barre est enfin placée à
un niveau digne de leur
consécration et
de leur
foi .
L'exigence
est impitoyable ,
la moindre imperfection
est inacceptable.
Ils oublient
que
la
nouvelle
naissance,
comme toute
naissance est suivie
d'une croissance,,,qui
prend du temps. Jésus lui-
même a connu ce processus :
il "croissait en sagesse, en
stature et en grâce devant
Dieu et devant les
hommes",
Luc 2.52.
Cette
croissance
n'est pas sans
heurts. Les
textes
bibliques
n'évoquent
jamais une perfection
immédiate mais un
cheminement :
"faire
mourir le
vieil homme et
revêtir l'homme
nouveau".
à suivre
...
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