Une
des questions
posées par le livre,
qui rejoint une longue
tradition spirituelle, est celle
du "lâcher prise", face à une souffrance
dont on ne connaît pas la raison. Dans un
monde obsédé par le contrôle, où Google
peut géolocaliser n'importe qui, la
voie du "lâcher prise" ne va
pas de soi. Mais elle
indique
notre
renonciation
à l'illusion de la
toute-puissance,
et ouvre
sur
des
forces
insoupçonnées.
Accepter de ne pas
connaître l'origine du mal,
accepter de ne pas maîtriser la
maladie, ni la cure, accepter le doute
devant les prêts-à-penser (y compris ceux
d'un certain christianisme), n'est-ce-pas accepter
de se délester de fardeaux trop lourds pour nous?
C'est aussi "quitter un lieu, une situation, pour
aller vers autre chose et non pas vers rien"
(p.89). L'auteure, au travers de cette
expérience, nous en présente une
des conséquences, pour elle,
dans le rapport à Dieu:
"Je pense qu'il
existe
une
différence
entre le Dieu
en qui je crois et
le Dieu en qui j'espère.
J'ai perdu le Dieu en qui
je crois, en qui je croyais. Mais
je crois, j'en ai la conviction,
que je n'ai pas perdu le
Dieu en qui
j'espère"
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