Osée
vit une
expérience
très personnelle
qui lui procure une
nouvelle compréhension
de Dieu. Osée est le prophète
malheureux en amour. Il
prend pour femme
Gomer,
probablement
une prostituée sacrée
d’un temple de Ba’al, dont
il aura deux fils. Malgré ses
infidélités et ses retours
à ses pratiques
idolâtres
du
culte
de la fécondité,
il reste attaché à
elle et cherche, par
tous les moyens, à la
faire revenir à lui Comme
on peut l’imaginer, cette situation
pèse lourdement sur son cœur jusqu’au
jour où il découvre quelque chose
d’extraordinaire. L’amour qu’il a
, envers et contre tout, pour
Gomer sa femme, est à
l’image de l’amour
que Dieu garde
pour son
peuple
malgré toutes
les infidélités dont
ce dernier est
capable.
Jésus montrera
le Père sous le même
angle : un Dieu prêt à
pardonner, riche
en bonté ,
patient
« Allez
apprendre
ce que signifie :
Je veux la miséricorde,
non le sacrifice. En effet, je
ne suis pas venu appeler
des justes, mais des
pécheurs. »
D’un
côté se
placent ceux
qui font de Dieu
le garant de l’ordre
établi; ils jugent et condamnent
en son nom. Le pécheur, à leurs yeux,
ne mérite aucune clémence. Il doit
être condamné sans pitié.
L’histoire passée et
présente nous
rappelle
toute
la violence
que cette interprétation
de Dieu est capable de susciter.
La « guerre au nom de Dieu », le rejet
sans pitié de l’hérétique, de la
femme accusée de
sorcellerie, du
gamin
poussé
par la faim
à voler une pomme
ou encore de la femme violée,
jetée sans pitié hors de sa famille,
devant porter seule la charge
de l’enfant qui lui a été
imposé par la
violence…
La liste
est
longue
de toutes
les condamnations
qui se sont faites ou se
font encore « au nom d’un
Dieu qui ne connaît aucune pitié ».
De l’autre côté se rangent les prophètes
qui prennent conscience, à la suite
d’Osée, de la tendresse de Dieu
pour son peuple et de son
désir de le tirer hors de
tous les mauvais pas
dans lesquels il
s’est mis. S’ils
dénoncent
avec
vigueur
la corruption,
le culte des idoles
et les choix politiques
qui annoncent les futures
catastrophes, ils n’oublient
jamais de rappeler au petit peuple
que Dieu est fidèle à ses promesses
et que son cœur est saisi de pitié
pour lui quand il souffre. Le
Dieu au bras vengeur
et menaçant cède
la place à un
Dieu dont
la
tendresse
est infinie et
auquel chacun
peut se confier et
remettre entre
ses mains
sa vie.
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires