Au
début
de cette
année j’ai
connu la joie
de donner la moitié
ma bibliothèque. Je me
suis délivré des livres qu’une
seule lecture éteint. Des romans,
des essais. Dans la banquise
fondue de la bibliothèque
sont apparues les
fleurs résistantes,
presque toutes
de deux
genres,
poésie,
théologie,
je les abandonnerai
sans doute un autre jour.
Ils ne sont pas vraiment indispensables
et, sur l’amour, ne m’apprennent rien
de plus que le premier venu. Le
premier venu peut être un
homme, une femme, un
enfant, une lettre, une
fougère, un moineau,
une heure de la
journée, les
tulipes
qui
sont
revenues
habiter ma
maison, le silence
de l’immeuble à
une heure du
matin.Je
suis
obligé
pour avoir
des nouvelles
du Christ de porter
attention à ce qui vient,
à ce qui est là, à ce
qui se passe
aujourd’hui,
maintenant.
c bobin
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