comme
pour d’autres
il fait jour »
"J'ai
attrapé
la foi... j'ai
plutôt attrapé
la joie." Il y eut une
nuit, ce 8 septembre d'une
"année indéterminée", où des larmes
de joie ont coulé. Un moment que
Didier Decoin décrit comme
"le plus heureux de [sa] vie",
même s'il est pour lui
particulièrement
difficile à
décrire,
tout
écrivain
qu'il est. "Je
ne sais rien je
crois tout." Ce qui
est sûr c'est qu'il était
alors ni "jubilatoire
ni désespéré",
mais
"dans
un état
normal".
Croire "fermement
que Dieu existe sous la
forme de Jésus Christ" c'est-
à-dire sous la forme "d'un être
d'amour absolu", c'est savoir que
l'on ne sera jamais "à la hauteur du
cadeau". Tel "un ver de terre
amoureux d'une étoile".
"J'ai continué
d'être le
type
plutôt
pas terrible
que j'étais avant."
Amer, Didier Decoin,
quand il constate que la foi
ne l'a pas changé au point de
devenir "tout d'un coup infiniment
plus charitable"? Lucide, quand
il dit qu'aimer Dieu pourrait
signifier "désespérance de
ne pas être à la hauteur",
s'il n'y avait sa
miséricorde?
Libéré,
semble-t-il,
surtout, quand
il dit que la foi lui
"apporte une telle joie"...
Un "ver de terre", certes,
mais qui sait "que l'étoile
existe". Mais il précise
qu'il faut tout de
même
avoir
la
capacité
d'émerveillement
qu'ont les enfants pour
se tourner vers Dieu: "si on
ne l'approche pas en
tant qu'enfant on
n'y comprend
rien!"
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