Vivre
en enfants
de Dieu, ce n'est
pas l'impuissance larvaire
des nourrissons, mais la formidable
assurance, le formidable culot des enfants
qui se savent aimés. Dans un premier
temps, ils imaginent parfois que
leurs parents les aiment parce
qu'ils sont « sages » ou
quand ils sont sages.
Et puis, au fur et
à mesure que
grandit
leur
tendresse
filiale,ils comprennent,
au contraire, qu'il faut être
sage parce que l'on est
aimé, pour répondre
à l'amour
gratuit
inconditionnel
de ses parents. La
sagesse n'est
pas le prix à
payer
pour
être aimé,
mais la réponse
à l'amour que l'on
reçoit gratuitement
et sans contrepartie. La
« sagesse » d'un enfant, c'est
le bouquet de fleurs qu'il apporte
affectueusement à sa maman,
le jour de la Fête des mères.
Et pour l'acheter, il a puisé
dans sa tirelire quelques
pièces qu'elle-même
y avait mises ! Il
en va de même
du croyant qui
ne peut offrir
à Dieu que
les dons
qu'il a
reçus
de lui,
sans les
mériter en
rien. Comme
dit Jürgen Moltrnann
« Ce n'est pas en faisant
ce qui est juste que nous
sommes justifiés, mais c'est
en tant que nous sommes justifiés
que nous nous efforçons de
faire ce qui est juste.»
M Barlow
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)

commentaires