L’acte
de manger
aurait-il une
dimension spirituelle ?
« Comment faire de la nourriture
un sacrement ou un signe de la Présence
divine autant qu’une source de rassasiement ?
Comment transformer l’acte de manger en
une expérience de communion plus que
de simple consommation ? »,
Se nourrir, c'est plus
que manger. C'est
« vivre de ».
Mais de
quoi ?
Les
aliments
sont davantage
que des produits, ils
sont des symboles. Ils
constituent la base de la vie,
mais celle-ci n'est pas seulement
biologique, elle est aussi sociale,
culturelle et spirituelle. Ce n'est
pas pour rien que la nourriture
se trouve au coeur des
traditions juive et
chrétienne et
que, dans
le récit
de la
Genèse,
elle fait l'objet
de la première loi
donnée par Dieu à
l'être humain : « Tu ne
mangeras pas de l'arbre
de la connaissance du bien
et du mal » (Gn 2, 17)
Par cette limite
fondatrice,
qui
instaure
un décalage
entre le désir et
son assouvissement,
Dieu veut que soit imprimée
dans l'acte de manger une
juste relation à soi-même
et aux autres créatures.
La manière de vivre,
l'acte de manger
va déterminer
son sens et
le rôle de
la
nourriture.
On peut, comme
Adam, ramener la
création à son ego, user
de la nourriture comme d'une
chose à consommer, pour la seule
satisfaction de ses besoins et envies.
On peut aussi voir dans la
nourriture un don de
Dieu et de la terre,
transformer le
repas en
espace
de
communion
avec la nature,
les autres
et le
divin.
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