Influencés
par les Réveils
du XIXe siècle, nous
définissons la conversion
en faisant référence à la technique
de la crêpe : retournement de
situation en un clin d’œil. Il
est vrai que c’est très
« paulinien », mais
il n’empêche que
la Bible regorge
de parcours
de vie
à
l’opposé
de ce qu’a
vécu l’apôtre
sur le chemin de
Damas.
Moïse
par exemple
a « perdu » bien
des années à garder
des chèvres dans le désert
Et ceci à cause d’une erreur de
« jeunesse ». Je ne peux
m’empêcher de penser
que bien de
nos
enfants
gardent les
« chèvres », dans
des déserts médiatiques
avec des beaux-pères qui ne
sont même pas du peuple élu.
Ne nous faisons pas
d’illusion et ayons
le courage de
regarder
notre
passé
avec lucidité.
Combien d’enfants
sont entrés dans le circuit
de l’Eglise par contrainte sociale
et familiale ? Ils connaissaient la maniclette
pour« faire chrétien », mais en réalité
ils ne l’étaient pas. C’étaient des
chrétiens sociologiques. Je
préfère avoir un enfant
qui se démarque
du clan familial
qu’un
individu
qui fait « comme si ».
De plus, dans des
changements
sociétaux
qui
se
sont
accélérés
d’une manière
drastique, je pense
que l’entrée en spiritualité
par gestation, par mûrissement,
est de loin beaucoup plus
productive de vrais
changements.
Comme un
vin rouge
qui
prend
de la robe
et de l’ampleur
au fond d’une cave
obscure.Ceci a un corollaire.
Nous ne devons pas espérer que
nos enfants entrent dans nos manières
de croire. Nous devons plutôt les encourage
r à chercher leur propre voie. Pour
atteindre nos concitoyens,
nous avons besoin de
gens qui ont mûri le
fameux Jean 3,16
autrement que
sous forme
de pub
qu’on
affiche
dans les
stades ou sur
des panneaux
publicitaires
dans la
rue.
H Bacher
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