Il
y a longtemps
que j’avais envie de le faire.
Ce matin, je m’y suis décidé, et, au
cours du culte, j’ai compté le nombre de fois
où durant la liturgie, les cantiques et la prédication,
on a utilisé le mot “Seigneur”. Je suis arrivé
au total de 34 emplois, et je ne suis
pas sûr de ne pas en avoir
oublié. Je me suis
demandé
combien
de
fois
j’entends
ce même mot en
dehors de l’Église. J’ai
l’impression (mais je peux
me tromper) que ce n’est pas plus d’une
quinzaine de fois par année (et encore
que je fréquente des historiens
et des textes anciens).
Je n’aime
pas
beaucoup
ce terme de “Seigneur”
qui évoque la féodalité et la servitude.
Il date d’une époque et d’une culture
qui ne sont plus les nôtres.
Comment fait-il
percevoir
Dieu
en
dehors
de nos communautés ?
J’ai bien peur qu’il en donne une
image bien archaïque et tyrannique. Je reconnais
certes la souveraineté de Dieu et l’autorité
du Christ sur ma vie, mais pour en
parler, je préfère dire que le
Christ est mon guide
et mon
inspirateur
et que Dieu est
mon Père, plutôt que les appeler
“Seigneur”.De toutes manières, Jésus nous
le dit : ce ne sont pas ceux qui lui disent à tout
bout de champ “Seigneur Seigneur” qui
appartiennent au Royaume, mais
ceux qui font la volonté
du Père céleste
Mat 7/21
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